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Victoire Inchauspé est diplômée de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2022. La même année, elle est nommée pour le Prix SAM pour l’art contemporain avec le Palais de Tokyo et en 2021, lauréate du Prix Sarr (prix américano-français). En 2023, elle est accueillie en résidence pendant six mois à Residency Unlimited à New York. Elle participe à la 17ème édition de la Biennale de Lyon en 2024 sous le commissariat d’Alexia Fabre. Victoire Inchauspé est représentée par la galerie Jousse Entreprise, à Paris, où elle présente sa première exposition personnelle en janvier 2026. Son travail a été présenté dans des expositions collectives en France notamment au Chateau Lacoste (Aix-en-Provence, 2024), à la galerie Jousse Entreprise (2023, 2024) à Paris, à New York à la galerie Pierre Yovanovitch (2026) et Sapar Contemporary (2023), à Londres (VAULT, 2021) et à Turin pour la foire Artissima (2024, 2025).

Victoire Inchauspé (1998, Paris) a grandi à Ascain, dans un petit village du Pays Basque français. Dans son travail de sculptures et d’installations, des fragments du vivant deviennent les supports d’un imaginaire où mémoire intime et mémoire collective se mêlent. Des formes animales, végétales et humaines émergent du bronze, de la cire, de la terre crue ou du verre comme des présences incertaines, presque fantomatiques. Fragments de corps, abeilles, cerfs, tournesols ou chardons se cristallisent dans la matière comme les vestiges d’un récit dont il ne subsisterait que quelques traces. Ces formes semblent traversées de fractures : blessées, altérées, parfois comme atteintes d’une maladie invisible, elles portent les cicatrices du temps et de l’épreuve. « Ses bas-reliefs sont empreints de gestes - griffures et coups portés à la matière - ainsi que de fleurs. Ces pièces, que l’artiste considère comme des reliques, sont des retranscriptions gestuelles, émotionnelles et visuelles de moments fugaces, conservés à l’aide de l’une des matières les plus résistantes qui soit, le bronze. » (Margaux Bonopera). La douceur du souvenir côtoie la violence silencieuse de la disparition, dans une tension constante entre ce qui persiste et ce qui s’efface. Pourtant, dans ces paysages marqués par la disparition, le travail de Victoire Inchauspé laisse apparaître une résistance où la vulnérabilité se transforme en force.

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EN

Victoire Inchauspé graduated from the École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris in 2022. That same year, she was nominated for the SAM Prize for Contemporary Art with the Palais de Tokyo, and in 2021 she was awarded

the Sarr Prize (Frech-American prize). In 2023, she completed a six-month residency at Residency Unlimited in New York. In 2024, she participated in the 17th Lyon Biennale curated by Alexia Fabre. Victoire Inchauspé is represented by Galerie Jousse Entreprise in Paris, where she presented her first solo exhibition in January 2026. Her work has been shown in group exhibitions in France, notably at Château La Coste (Aix-en-Provence, 2024) and Galerie Jousse Entreprise (Paris, 2023, 2024), in New York at Pierre Yovanovitch Gallery (2026) and Sapar Contemporary (2023), in London (VAULT, 2021), and in Turin at the Artissima art fair (2024, 2025).

Victoire Inchauspé (1998, Paris) grew up in Ascain, a small village in the French Basque Country. In her sculptural and installation-based practice, fragments of living forms become the ground for an imaginary world where personal and collective memory intertwine. Animal, vegetal and human forms emerge from bronze, wax, raw clay or glass as uncertain, almost ghostly presences. Fragments of bodies, bees, deer, sunflowers or thistles crystallize within the material like the remnants of a narrative of which only a few traces remain. These forms appear marked by fractures. Wounded, altered, sometimes as if affected by an invisible illness, they carry the scars of time and experience. “Her bas-reliefs bear the imprint of gestures—scratches and blows inflicted upon the material—as well as flowers. These pieces, which the artist considers as relics, are gestural, emotional and visual transcriptions of fleeting moments, preserved through one of the most enduring materials: bronze.” (Margaux Bonopera). The softness of memory coexists with the silent violence of disappearance, creating a constant tension between what persists and what fades away. Yet within these landscapes marked by loss, Victoire Inchauspé’s work reveals a form of resistance, where vulnerability is transformed into strength.